Cadastre Riddes
Au cœur d’une commune dynamique s’étendant de la plaine du Rhône jusqu’aux sommets des 4 Vallées, le service du cadastre de Riddes assure une mission fondamentale de gestion et de sécurisation du territoire. Entre les zones industrielles et résidentielles de la plaine, le bourg historique d’Écône et l’essor touristique majeur de la station de La Tzoumaz, le cadastre garantit la tenue rigoureuse des données parcellaires et la coordination avec le registre foncier du district de Martigny.


Un cadastre au service d’un territoire multi-facettes
La commune de Riddes se distingue par une topographie raide et contrastée, s’élevant de 482 m d’altitude en plaine jusqu’aux domaines alpins. Avec une superficie de près de 24 km², le territoire riddan est un carrefour stratégique où cohabitent surfaces agricoles (29%), zones boisées (39%) et infrastructures touristiques d’envergure.
Cette diversité d’affectation, des quartiers en pleine croissance démographique aux résidences secondaires de La Tzoumaz, nécessite une gestion cadastrale précise. Le service du cadastre valaisan est l’outil de référence pour les propriétaires, architectes et notaires, permettant de traduire l’évolution constante de la commune en données géographiques et fiscales fiables. Il joue un rôle clé dans la planification urbaine, la protection du patrimoine bâti (comme la Vidondée) et le développement harmonieux des infrastructures communales.
Consulter le cadastre de Riddes en ligne
Les propriétaires, mandataires et futurs acquéreurs peuvent accéder en tout temps aux données géographiques de la commune via le système d'information du territoire (SIT) cantonal. Cet outil de consultation en ligne offre une vision précise et transparente du parcellaire riddan, permettant de localiser une parcelle, d'en consulter la surface exacte, les limites territoriales ainsi que l'affectation de la zone (habitat, zone villa, ou secteur touristique à La Tzoumaz).
Ces ressources numériques facilitent la préparation de projets de construction ou de rénovation en fournissant des informations actualisées sur les équipements techniques et les éventuelles contraintes liées aux dangers naturels. Pour toute démarche officielle nécessitant une validité juridique, comme l’obtention d’un extrait de plan pour acte notarié, il reste toutefois nécessaire de s’adresser directement au service du cadastre ou à un géomètre officiel.
Une gestion proactive des réserves foncières et de l’habitat riddan
Afin de répondre aux exigences de la Loi sur l’Aménagement du Territoire (LAT) et d'assurer un développement harmonieux du tissu bâti, la Commune de Riddes a adopté en 2026 un Programme d’aménagement des réserves en zone à bâtir. Ce document stratégique, élaboré en collaboration avec le canton du Valais, définit les mesures nécessaires pour mobiliser les surfaces non construites sur un horizon de 15 ans. Que ce soit par le biais de remembrements parcellaires, de plans d'aménagement détaillés (comme pour le secteur des Sauges) ou de l'application du droit d’emption légal contre la thésaurisation, la commune s’engage à garantir la disponibilité du sol. Cette planification rigoureuse tient compte des contraintes topographiques et des dangers naturels propres au territoire riddan, tout en priorisant la densification vers l'intérieur pour préserver la qualité de vie des citoyens et l'attractivité de la station de La Tzoumaz.
Cadastre de la commune de Riddes
Comprendre les enjeux de la révision du PAZ et des périmètres à aménager
Dans le cadre de la révision globale de son plan d’affectation, la Commune de Riddes engage une mise en conformité essentielle avec la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT). Si certaines parcelles figurent encore formellement en zone à bâtir, elles sont aujourd'hui identifiées comme excédentaires face aux besoins réels des quinze prochaines années.
Autoriser de nouvelles constructions sur ces terrains destinés au dézonage créerait des droits acquis problématiques, affaiblirait la vision communale et contreviendrait à l'obligation légale de redimensionnement. Il est important de noter que, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, ces zones surdimensionnées depuis 1980 sont considérées comme « non-classées », ce qui exclut toute indemnité en cas de passage en zone agricole.
Parallèlement, pour les secteurs à fort potentiel, la commune privilégie la création de périmètres à aménager. Ces outils imposent aux propriétaires d'un même secteur de définir un projet global et cohérent, réglant tant les accès que l'implantation des bâtiments, conformément aux fiches de référence du futur RCCZ (Règlement communal des constructions et des zones).
Riddes: un héritage historique entre Rhône et montagnes
L'histoire de Riddes est indissociable de sa position géographique privilégiée. Véritable "Valais en miniature", le territoire s'est forgé autour de trois piliers : le franchissement du fleuve, la conquête de la plaine et l'ascension vers les sommets.
Le passage stratégique du Rhône
Depuis l'époque celte, Riddes occupe une place centrale dans la vallée. Son nom, dérivé du terme ridda signifiant « le gué », témoigne de son rôle historique de point de passage. Avant que les ponts modernes ne banalisent la traversée, le pont fortifié de Riddes était un verrou stratégique et le théâtre de nombreux épisodes guerriers, un héritage que l'on retrouve encore aujourd'hui gravé sur l'emblème des armoiries communales.
De la plaine insalubre au verger fertile
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la plaine du Rhône n'était qu'un vaste marais. C'est le grand chantier d'assainissement du fleuve et la construction de digues de protection qui ont métamorphosé le paysage. Ce qui était autrefois une terre hostile est devenu un verger et un vignoble particulièrement fertiles, permettant un essor agricole sans précédent tandis que les habitations s'installaient sur le cône d'alluvions protecteur.
La Vidondée : cœur du patrimoine médiéval
Le prestige historique de la commune s'incarne dans le site de la Vidondée. Érigé par la famille Grossi du Châtelard dès le XIIIe siècle, cet ensemble architectural composé d'une maison seigneuriale et d'une grange monumentale servait de centre administratif pour les revenus des terres d'Isérables. Du XVIe au XVIIIe siècle, la famille vidomnale des de Montheys y a maintenu cette tradition de gestion foncière, faisant de ce lieu un témoin rare de l'organisation féodale valaisanne.
Modernité et rayonnement touristique
Le XXe siècle a marqué un nouveau tournant avec l'implantation de l'industrie hydroélectrique (Cleuson-Dixence et Mauvoisin) et, dès 1970, le développement fulgurant des Mayens-de-Riddes, devenus la station de La Tzoumaz. Ce pôle touristique, intégré au domaine des « Quatre-Vallées », assure désormais à la commune un rayonnement international, complétant harmonieusement l'équilibre entre la tradition villageoise de la plaine et l'énergie des Alpes.
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