Cadastre Liddes

Avant-dernier village valaisan avant le tunnel et le col du Grand-Saint-Bernard, Liddes déploie son vaste territoire le long de l'axe international reliant la Suisse à l'Italie. Propriétaires, résidents et professionnels de l'immobilier peuvent consulter en ligne les données parcellaires, les limites de propriété et les affectations du sol de cette commune du district d'Entremont, structurée autour de neuf hameaux aux identités propres.

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Un territoire éclaté entre plusieurs hameaux historiques

Le territoire de Liddes s'étend sur 60,16 km², du fond de la vallée de la Dranse jusqu'aux crêtes séparant l'Entremont du val d'Aoste. Le cadastre valaisan y reflète une commune façonnée par la haute montagne : les surfaces improductives (rochers, glaciers, zones d'altitude) couvrent 43,3 % du territoire, tandis que les surfaces agricoles et les surfaces boisées se partagent à parts égales 27,6 % chacune. Les zones d'habitations et d'infrastructures ne représentent que 1,6 % de la commune — une donnée qui s'explique par l'éclatement historique de l'habitat entre neuf localités distinctes : Chandonne, Dranse, Rive-Haute, Fontaine-Dessous, Fontaine-Dessus, Vichères, Fornex, Palazuit et Chez-Petit.

Cette dispersion de l'habitat impose une lecture attentive du plan cadastral, chaque hameau ayant conservé sa propre chapelle et son organisation foncière héritée des communautés d'alpage et des consortages qui structuraient traditionnellement l'économie locale. Les parcelles situées en altitude, notamment autour de l'ancienne station de Vichères-Bavon, restent par ailleurs soumises à des restrictions de droit public (RDPPF) liées à la déclivité et aux zones de danger naturel.

Consulter le cadastre lidderain en ligne

Vous préparez un projet de construction à Liddes ou dans l'un de ses hameaux, vous souhaitez vérifier les limites d'une parcelle à Vichères ou à Fontaine-Dessus ? La commune met à disposition un Système d'Information du Territoire (SIT) permettant de consulter directement :

  • Les données cadastrales et numéros de parcelles

  • Les surfaces exactes et affectations du sol

  • Les zones d'habitat et lieux-dits historiques

  • L'implantation des bâtiments et hameaux

👉 Accéder au Cadastre de la commune de Liddes

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Des plans cadastraux de 1908 aux toponymes retrouvés : la mémoire des lieux-dits lidderains

Particularité intéressante du territoire communal : les plans cadastraux établis dès 1908 ont conservé des toponymes aujourd'hui précieux pour comprendre l'histoire du paysage local. Le secteur le plus bas du plat de Liddes y porte encore le nom de « La Gouille », tandis que le lieu-dit « Les Nids », situé près de la chapelle Saint-Laurent, rappelle l'emplacement d'anciens bassins où l'on faisait rouir le lin et le chanvre — une pratique qui atteste de la présence abondante d'eau aux alentours du village, cohérente avec l'hypothèse d'une origine toponymique de Liddes liée aux lieux humides.

Cette continuité entre cadastre historique et mémoire locale illustre bien l'intérêt de consulter les plans cadastraux non seulement pour leurs données actuelles, mais aussi comme témoins de l'évolution du territoire communal au fil des siècles.

Cadastre de la commune de Liddes

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Email

cadastre@liddes.ch

Téléphone

027 782 61 65

Addresse

Administration communale de Liddes, Rue du Fond de Ville 46, 1945 Liddes

Histoire du territoire : des Véragres à l'autonomie communale

L'histoire de Liddes remonte aux premiers peuplements celtiques de la région, avec l'installation des Véragres dans l'Entremont plusieurs siècles avant notre ère. Après la conquête romaine, qui fait d'Octodure (Martigny) le centre administratif de la vallée, puis les invasions barbares qui ravagent la région — les Sarrasins détruisant notamment le monastère de Bourg-Saint-Pierre au 10ᵉ siècle — le territoire de Liddes passe successivement sous l'autorité du royaume de Bourgogne, puis du comté de Savoie.

Une commune née de la séparation d'Orsières

La commune de Liddes naît en 1228 en se détachant d'Orsières, avant d'obtenir ses franchises en 1308. Le toponyme du village, mentionné dès 1177 à l'occasion de la première église Saint-Étienne, laisse place en 1286 à un nouvel édifice placé sous la protection de Saint-Georges — le saint cavalier terrassant le dragon qui orne encore aujourd'hui les armoiries communales.

De la bataille de la Planta à l'ère moderne

En 1475, la victoire des Valaisans lors de la bataille de la Planta place le Bas-Valais sous l'autorité spirituelle et temporelle de l'évêque de Sion, une situation qui perdure jusqu'à la fin de l'Ancien Régime en 1798. Le passage de l'armée française de réserve en mai 1800 appauvrit durablement la population locale, forçant nombre d'habitants à s'engager comme journaliers dans les communes viticoles de Martigny, Aigle et Bex. Dès 1899, les concessions hydroélectriques accordées sur le territoire commencent à alimenter la caisse communale, avant que la création de la station de Vichères-Bavon, sous l'impulsion d'Edmond Joris, ne lance véritablement le tourisme hivernal sur la commune.

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