Cadastre Vérossaz
Perché sur un plateau du Chablais valaisan, au-dessus de Saint-Maurice, Vérossaz s'étend des hameaux des Haussex jusqu'aux sommets de la Cime de l'Est. Propriétaires, résidents et professionnels de l'immobilier peuvent consulter en ligne les données parcellaires, les limites de propriété et les affectations du sol de cette commune où le patrimoine, entre légendes celtiques et fortifications militaires, se mêle à un territoire encore largement rural.


Un territoire de plateau, entre hameaux dispersés et sommets alpins
Le territoire de Vérossaz s'étend sur 14,28 km², du plateau des Haussex, son noyau principal, jusqu'à la dent de Valerette (2059 m) et la Cime de l'Est (3179 m) des Dents du Midi. Le cadastre valaisan y révèle une commune façonnée par la dispersion de son habitat entre plusieurs hameaux — Les Haussex, Les Bassex, La Doey, Chavanne et Vésenaud. Les surfaces boisées occupent 46,6 % du territoire, suivies par les surfaces improductives (25,5 %) liées à la haute montagne, tandis que les surfaces agricoles couvrent 25,1 % de la commune. Les zones d'habitations et d'infrastructures ne représentent que 3,2 % du territoire — une donnée qui reflète la structure historique de l'habitat vérossien, resté dispersé entre plusieurs noyaux villageois depuis le Moyen Âge.
Cette organisation en hameaux distincts impose une lecture attentive du cadastre : chaque secteur du plateau conserve des caractéristiques propres, héritées d'une occupation du sol progressive depuis le 11ᵉ siècle, tandis que les parcelles situées en altitude, vers la Cime de l'Est et le Plateau, sont soumises à des restrictions de droit public (RDPPF) liées à la déclivité et aux zones de danger naturel.
Consulter le cadastre véroffiard en ligne
Vous préparez un projet de construction aux Haussex, vous souhaitez vérifier les limites d'une parcelle à La Doey ou vous vous renseignez sur une servitude liée aux anciennes fortifications du Plateau ? Accédez directement au plan cadastral officiel de Vérossaz pour visualiser :
Les limites de propriété et numéros de parcelles
Les surfaces exactes et affectations du sol
Les zones protégées et restrictions de droit public (RDPPF)
L'implantation des bâtiments et hameaux
Un cadastre vieux de plus de deux siècles : la mémoire foncière de Vérossaz
Particularité remarquable de la commune : les Archives de l'État du Valais conservent, sous la cote CH AEV, AC Vérossaz, R 5, le tout premier registre cadastral connu de Vérossaz, daté du 31 janvier 1798. Intitulé « Cadastre — Livre premier de la commune de Vérossaz sur la vieille maxe, avec compte particulier pour chaque contribuable », ce registre relié de 173 folios établissait déjà, à la veille de l'indépendance communale, un compte foncier détaillé pour chaque habitant.
Ce document, rédigé la même année que les bouleversements de la période révolutionnaire dans le Bas-Valais, témoigne de l'ancienneté de la gestion foncière organisée sur le plateau — bien avant que Vérossaz n'obtienne son autonomie communale en 1822. Aujourd'hui encore, le service communal du cadastre perpétue cette tradition de suivi rigoureux du territoire, avec une permanence dédiée le mardi après-midi.
Cadastre de la commune de Vérossaz
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Place communale 1, Case postale 22, 1891 Vérossaz
Histoire du territoire : du refuge de saint Sigismond aux fortifications Dufour
L'histoire de Vérossaz est intimement liée à celle de Saint-Maurice, dont le territoire a longtemps dépendu tant au spirituel qu'au temporel. Le toponyme, d'origine celtique et signifiant « aulne de montagne », est attesté dès 1046 sous la forme Verolsa. Contrairement à une tradition tenace évoquant une occupation dès l'Âge du bronze, les études archéologiques situent plutôt les premiers peuplements durables du plateau au 11ᵉ siècle, dans le sillage du grand essor des campagnes médiévales.
Une communauté rurale sous double autorité
Dès la fin du 13ᵉ siècle apparaît la « communauté » de Vérossaz, partagée entre les droits du comte de Savoie et ceux de l'abbé de Saint-Maurice — une dualité qui structure durablement l'organisation du territoire jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La tradition locale, ancienne dès le haut Moyen Âge, rattache également Vérossaz au séjour du roi burgonde saint Sigismond, réfugié sur le plateau après sa défaite contre les Francs en 523, avant son exécution à Orléans en 525.
De la communauté médiévale à la commune autonome
Après la disparition de la communauté médiévale sous la période révolutionnaire, les Véroffiards devront attendre le 27 juin 1822 pour obtenir leur autonomie communale, après plusieurs décennies de contestation face à la grande commune de Saint-Maurice. Le 19ᵉ siècle voit également le plateau intégré aux fortifications militaires du défilé de Saint-Maurice, jugées stratégiques dès l'entrée du Valais dans la Confédération en 1815 — l'ingénieur Guillaume-Henri Dufour qualifiant alors Vérossaz de « clef de toute la défense de Saint-Maurice ». Aujourd'hui désaffectés, ces ouvrages militaires témoignent encore, aux côtés de l'église Sainte-Marguerite (1837) et de la pierre druidique de Combrevoux, de la richesse patrimoniale d'un territoire resté à l'écart des grands axes de développement valaisans.










