Cadastre St-Gingolph

Village unique en Valais, implanté à cheval sur la frontière franco-suisse et baigné par les eaux du lac Léman, Saint-Gingolph offre un cadastre à la mesure de sa situation exceptionnelle : entre Vieux-bourg médiéval, rives lacustres et versants boisés du Grammont. Propriétaires, résidents et professionnels de l'immobilier peuvent consulter en ligne les données parcellaires, les limites de propriété et les affectations du sol de cette commune frontalière.

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Un territoire partagé entre lac, frontière et montagne

Le territoire de Saint-Gingolph s'étend sur 14,38 km², de la rive du Léman jusqu'aux hauteurs du Grammont, culminant à 2171 m. Le cadastre valaisan y présente une répartition marquée par la nature : les surfaces boisées occupent 60,7 % du territoire, les surfaces improductives (rochers et zones d'altitude) 23,0 %, tandis que les surfaces agricoles ne couvrent que 11,1 % de la commune. Les zones d'habitations et d'infrastructures, concentrées principalement dans le Vieux-bourg et le long de la route du lac, représentent seulement 5,1 % du territoire — une rareté foncière renforcée par une topographie resserrée entre la Morge, le lac et le versant.

Cette configuration impose une gestion cadastrale particulière : la commune est délimitée à l'ouest par la Morge, qui fait office de frontière internationale avec la France, à l'est par le torrent du Riau et au sud par le massif du Grammont. Chaque parcelle du centre historique doit ainsi composer avec des enjeux transfrontaliers, des restrictions liées aux zones de crue et une forte pression patrimoniale, le village étant inscrit à l'Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS).

Consulter le cadastre gingolais en ligne

Vous préparez un projet de rénovation dans le Vieux-bourg, vous souhaitez vérifier les limites d'une parcelle proche de la Morge ou vous vous renseignez sur une servitude liée à la frontière ? Accédez directement au plan cadastral officiel de Saint-Gingolph pour visualiser :

  • Les limites de propriété et numéros de parcelles

  • Les surfaces exactes et affectations du sol

  • Les zones protégées et restrictions de droit public (RDPPF)

  • L'implantation des bâtiments et accès

👉 Accéder au Cadastre de la commune de St-Gingolph

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Construire ou rénover à Saint-Gingolph : le rôle central de la Commission des constructions

Particularité locale : avant même le dépôt d'une demande d'autorisation, la Commission communale des constructions invite chaque propriétaire à l'informer de tout projet de travaux, conformément à l'article 5 du Règlement communal des constructions. Cette démarche, propre à Saint-Gingolph, permet d'anticiper les contraintes réglementaires et esthétiques liées au statut patrimonial exceptionnel du village.

Le cadastre communal doit en effet être systématiquement croisé avec :

  • Le statut ISOS du site, qui encadre l'intégration architecturale des projets dans le tissu bâti historique

  • Le futur règlement communal des constructions et le nouveau plan d'aménagement du territoire, actuellement en révision

  • Les prescriptions spécifiques liées à la proximité de la Morge et des rives du Léman

Pour toute question, le Bureau communal des constructions et le Bureau communal du cadastre — installés tous deux Place de la Croix-Blanche — accompagnent les requérants dans leurs démarches, en lien avec le Secrétariat cantonal des constructions à Sion.

Cadastre de la commune de St-Gingolph

Contact

Email

cadastre@admin.st-gingolph.ch

Téléphone

024 482 70 25

Addresse

Place de la Croix-Blanche 1, Case postale 1, 1898 St-Gingolph

Horaire

Lundi de 15h00 à 17h00

Histoire du territoire : un village coupé en deux par un traité

L'histoire de Saint-Gingolph est celle d'un site unique, façonné par sa position à cheval sur deux pays. Le toponyme, attesté dès 1153 sous la forme Sancti Gengulfii, tire son nom de saint Gangolf d'Avallon. Selon la tradition locale, le village aurait été fondé au 8ᵉ siècle par un officier de Pépin le Bref revenu d'une campagne en Lombardie.

De la villula médiévale à la frontière de 1569

Dès le 12ᵉ siècle, la première église de Saint-Gingolph dépendait de l'abbaye d'Ainay à Lyon, avant d'être rattachée à l'abbaye d'Abondance. Le 4 mars 1569, le traité de Thonon fixe définitivement la frontière entre la Savoie et le Valais sur le cours de la Morge, coupant le village en deux entités distinctes. Le château, édifié côté suisse par la famille Du Nant de Grilly en 1588, passera ensuite aux familles de Riedmatten puis de Rivaz, avant d'être racheté par la bourgeoisie en 1837 et transformé en maison communale.

La Belle Époque et le chemin de fer

Le prolongement de la voie ferrée jusqu'à Évian en 1887 transforme profondément la physionomie du village, qui passe d'un site concentré autour de la Morge à un véritable village-rue le long du lac. Cette période voit également l'implantation de villas prestigieuses sur les rives, portées par l'essor touristique de la Belle Époque.

La tragédie de 1944 et le village d'aujourd'hui

Les 22 et 23 juillet 1944, la partie française de Saint-Gingolph est incendiée par les troupes allemandes en retraite, épargnant presque miraculeusement le côté suisse. Reconstruite dans les décennies suivantes, la commune conserve aujourd'hui un patrimoine bâti remarquable — chapelle de la Sainte-Famille (1677), ancien château, maison de Rivaz-de-Nucé — qui vaut à Saint-Gingolph son classement à l'ISOS comme « cas particulier » du patrimoine suisse, aux qualités spatiales et historico-architecturales jugées prépondérantes.

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